FIAV : une diversification réussie et une cession soutenue par MBA Capital Caen

Quand François Eydely reprend FIAV en 2012, l’entreprise – spécialisée dans la fabrication de tubulaires d’élevage bovin- a déjà 30 ans d’existence, mais souffre d’un manque de modernisation. Douze ans plus tard, après une diversification stratégique et l’ouverture à de nouveaux marchés, le dirigeant décide de transmettre son entreprise. Au cœur du processus : l’accompagnement du Cabinet MBA Capital Caen, avec Valérie Legentil.

Dans cet entretien, François Eydely revient sur son parcours, ses choix et son expérience de la cession.

Qu’est-ce qui vous a poussé à reprendre FIAV en 2012 ?

Je suis entré dans l’entreprise en 2008 comme directeur général. Quatre années plus tard, la présidence en place se désengageant, l’envie de piloter l’entreprise en autonomie s’est imposée à moi. L’opportunité était là. J’avais alors la conviction avec mon épouse salariée de l’entreprise que FIAV pouvait beaucoup mieux faire. Venant d’un grand groupe du secteur automobile, j’étais habitué à des méthodes industrielles plus structurées. FIAV, malgré ses 30 ans, fonctionnait encore comme un gros atelier artisanal. J’y voyais un fort potentiel inexploité…

Quelles ont été vos premières priorités post-reprise ?

D’abord remettre à plat la gamme tubulaire acier et galvanisé pour élevage bovin. Certains choix techniques d’origine empêchaient la compatibilité avec les standards du marché. C’était un frein commercial. Nous avons donc simplifié et rendu nos produits compatibles avec les autres fabricants.
Ensuite, nous avons investi dans le parc machines : robotisation, modernisation, optimisation. Cela nous a permis d’ajuster nos coûts, d’améliorer la qualité et d’ouvrir la voie à d’autres marchés.

Justement, vous avez rapidement diversifié l’activité. Pourquoi ?

Les concurrents s’étaient énormément développés et le leader mondial était en France. Les déloger paraissait une gageure. Par ailleurs, le marché agricole est cyclique. Un jour ça va, le lendemain moins. Pour sécuriser l’entreprise, il fallait donc plusieurs moteurs.
Nous avons ainsi développé une activité de sous-traitance industrielle, notamment pour le mobilier urbain. Beaucoup d’acteurs de ce secteur n’ont pas d’atelier de chaudronnerie ; ils fabriquent le bois ou le PVC, mais sous-traitent la partie acier. Comme nous avions un client juste à côté, cela a été un tremplin. Aujourd’hui, cette branche pèse une part importante du chiffre d’affaires.

veaux

Et la niche des équipements inox pour veaux ?

C’est une troisième activité que j’ai développée : les enclos inox pour l’élevage de veaux. Un marché très spécifique, mais stratégique. L’inox est indispensable pour garantir une viande blanche. Les veaux léchant les tubes de leur enclos, la moindre présence de fer fait rosir la viande qui est alors déclassée. Ce que les éleveurs veulent bien sûr éviter. D’où l’inox au lieu de l’acier. Peu d’acteurs s’étaient positionnés durablement sur ce créneau. Nous avons saisi l’opportunité.

équipements inox pour veaux

Avez-vous rencontré des résistances en interne au moment de ces transformations ?

Oui, clairement. Chaque évolution génère des craintes, surtout quand l’entreprise n’a pas bougé depuis longtemps. Mais une fois les bénéfices visibles et les équipes sensibilisées, la dynamique a basculé. Par ailleurs, la diversification a permis de rendre les postes de travail plus intéressants et attractifs, ce qui aide à fidéliser les salariés dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Qu’est-ce qui vous a conduit, des années plus tard, à envisager la transmission de FIAV ?

Ma femme, qui travaillait à la FIAV depuis 40 ans et gérait toute la partie comptable, arrivait à l’âge de la retraite. Elle voulait lever le pied. La perspective de la remplacer était compliquée : notre fonctionnement en binôme était fluide, basé sur une grande confiance. Au-delà, des soucis de santé ont accéléré la décision, nous poussant à passer à l’action.

Avez-vous défini des critères particuliers pour le choix du repreneur ?

L’entreprise, c’est un peu notre bébé ! Je ne voulais surtout pas vendre à un concurrent qui aurait fermé FIAV six mois après la reprise, uniquement pour absorber la clientèle. Je voulais quelqu’un qui ait l’envie d’entreprendre, comme nous à l’époque, et qui se projette dans la continuité, le développement. La préservation des emplois était aussi fondamentale.

Comment avez-vous préparé la transmission en interne ?

Nous avons gardé le secret jusqu’à être certains d’avoir un repreneur sérieux. Par expérience, annoncer une cession trop tôt amène des rumeurs, peut inquiéter les clients et désorganiser les équipes. Une fois la vente confirmée, nous avons informé les salariés et respecté les obligations légales.

Comment avez-vous rencontré MBA Capital et Valérie Legentil ?

Sur recommandation de notre expert-comptable. Il nous fallait quelqu’un de compétent, disponible, et surtout habitué à ce type d’opération. Comme Valérie est basée à Caen, la proximité a aussi joué. Dès notre premier échange, nous avons senti que c’était la bonne personne.

Qu’avez-vous apprécié dans son accompagnement ?

Beaucoup de choses :
• une réactivité exemplaire ;
• une grande proximité ;
• une compréhension rapide de l’activité ;
• un vrai professionnalisme sur les aspects techniques et financiers ;
• et surtout, un rôle de filtre indispensable.
Elle a construit le dossier, rédigé le Mémorandum, évalué les candidatures, présélectionné les profils sérieux. Valérie Legentil nous a signalé les points de vigilance dans les protocoles juridiques, ce qui nous a évité de mauvaises surprises. Honnêtement, avec le recul, nous n’aurions jamais pu vendre seuls, sans les expertises combinées de MBA Capital, de notre expert-comptable et de nos avocats !

Quel conseil donneriez-vous à un dirigeant qui envisage de céder son entreprise ?

D’abord : ne pas être seul. S’entourer d’un expert-comptable, d’un avocat… et d’un cabinet spécialisé ! La cession est un processus long, technique. Ensuite : avoir une comptabilité propre et transparente. Enfin : anticiper. Plus on prépare en amont, plus la cession se déroule sereinement.

Et personnellement, comment vivez-vous cette nouvelle étape ?

Il faut apprendre à lâcher, ce n’est pas toujours simple. Mais, après quarante ans de rythme intense pour mon épouse et douze ans pour moi, retrouver du temps, voyager, avancer sur nos projets personnels… c’est appréciable ! Je n’exclus pas de conseiller des entreprises un jour, mais pour l’instant, je profite.

Mis en ligne le 15 January 2026

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